sam 2 fév 2008
En Arc-en-Ciel
02 02 2008Vous vous demandez peut-être ce que signifie ce titre étrange? Eh bien je veux vous parler du dernier album des Radiohead bien sûr! Si j'ai décidé de faire un billet là dessus c'est tout simplement parceque j'adore cet album. Bon c'est vrai je suis un grand fan des têtes de radio, et contrairement à d'autres fans de la première heure j'ai toujours apprécié leur musique ainsi que les tournants qu'ils ont eu l'audace de prendre. Beaucoup n'auront pas supporté le virage électro initié avec OK Computer, et encore moins Kid A ou Amnesiac qui sont allés chercher encore plus profondément des sons étranges et tourmentés. In Rainbows est donc un album nouveau, par la méthode de commercialisation tout d'abord puisqu'il était disponible en téléchargement en ligne au prix décidé par l'acheteur. Vous avez bien lu, décidé par l'acheteur, c'est à dire qu'on pouvait le payer zéro euros ou beaucoup plus. Même si une grande partie des acheteurs ont téléchargé gratuitement l'album, une partie a tout de même payé l'album en moyenne 4 euros. Les fans ont donc eu le privilège d'obtenir l'album bien avant sa sortie dans les bacs. Mais c'est aussi un album novateur par sa couleur musicale sur laquelle je vais revenir plus en détail.
En guise d'ouverture, 15 steps, très électro avec son beat décousu et sa guitare nostalgique avec une légère distortion. Parfois quelques nappes viennent étoffer la composition plutôt minimaliste. Le chant de Thom est très entêtant, comme une personne obnubilée par une vision dérangeante qui ne sort pas de l'esprit. Vient ensuite Bodysnatchers, assez rock, avec une guitarre assez épaisse et accrocheuse, de bons riffs, mais cela reste très électro tout de même, à rapprocher de certains morceaux de Hail To The Thief. Nude est le troisième morceaux qui me fait énormément penser à Sigùr Ros, une batterie bien calée, lente et calme, et un chant de sirène en guise de nappe. Thom pose sa voix sur cette fragile étoffe tout en délicatesse, très romantique. L'album est d'ailleurs plutôt nostaligico-romantique que triste, c'est la couleur dominante. Le tube pressenti de l'album Weird Fishes/Arpeggi est une tuerie comme Radiohead sait si bien le faire. Un arpège sublime qui cours après une batterie qui mène le train, et Thom toujours aussi présent, ni triste, ni heureux, on ne sait pas trop. C'est peut-être la dualité de l'homme de Jung... On enchaîne sur All I Need, sorte de ballade avec des sons très triturés, dont on ne peut pas du tout dire l'origine, c'est le morceau que j'aime le moins de l'album. Faust Arp est étrange, il bénéficie d'une orchestration assez lèchée, guitare sèche, ensemble de cordes et absence de batterie, le phrasé de Thom est aussi étrange avec ses longues phrases sans pauses où la respiration doit être très travaillée pour ne pas manquer d'air à la fin de chacunes d'entre elles! Le morceau suivant, Reckoner est une magnifique ballade, assez triste, la moins gaie de l'histoire, avec toujours ce côté intime batterie et guitare très présent sans être étouffants. C'est un très beau morceau, plus nostalgique que tragique, il me fait penser à un coucher de soleil sur la mer. House Of Card est sans conteste mon morceau favori. Tout dans se morceau est subtil et intense, comme un grand café, mais moins noir. Il est même plutôt joyeux "I don't wanna be your friend, I just wanna be your lover" (Je ne veux pas être ton ami, juste ton amoureux). La guitare est basé sur des accords à deux cordes, mais le plus beau est sans conteste la nappe étrange qui parcours le morceau par moments, qui apporte une puissance incroyable, mais écoutez là c'est plus facile à comprendre! Le premier single de l'album, Jigsaw Falling Into Place, est le morceau le plus abordable de l'album. Il a vraiment le son Radiohead que l'on connait depuis le début. Il pourrait très bien provenir de The Bends par exemple. Videotape conclut l'album par une nouvelle fois une ballade mais au piano cette fois, assez entêtant, il est cyclique surtout vers la fin avec la batterie avec delay.
C'est donc un album très travaillé et merveilleux, triste sans être sombre, mais joyeux quand même sans exhubérance. Tout en finesse Radiohead nous donne sa vision peut être de l'age mûr ou les doutes apparaissent, et les souvenirs s'égrainnent, plongeant celui qui regarde un peu trop en arrière vers une certaine nostalgie.
je suis particulirèement admirative de la lmucidité que tu démontres :)
Encore un très bon album. Je ne pense pas que ce soit leur meilleur mais j'ai toujours été en admiration devant ce groupe qui m'émeut à chaque fois que j'écoute leurs albums ^^