Le trip hop des années 90
Salut à tous on change un peu de sujet, parlons musique. Voici mon petit top 5 trip-hop des années 90. On commence avec ce morceau énorme qu'est Unfinished sympathy, chef d'oeuvre à mon sens de Massive Attack et du courant trip-hop. Mystifié, pulvérisé, transcendé, tout ce que vous voulez, par la voix intense de Shara Nelson, qui malgré la coupe de cheveux qu'elle arbore dans le clip (ça vaut le détour quand même) ne se démonte pas et donne à cette rythmique binaire l'assise aux cordes savemment orchestrées par Craig Armstrong dont je reparlerai plus loin. On enchaine avec cette espèce de complainte lancinante de Tricky, maître s'il en faut de la déstructuration musicale et du beat bancal. Pseudo indus dans son approche des sons il garde sa marque de fabrique et distille précieusement son nectar trip-hop. Ayant commencé ses expériences un peu plus tôt avec Massive Attack (Blue Lines et Protection), il se lance ici dans sa première aventure en solo (avec la voix magnifique de Martina Topley Bird) et sort un album nommé en homage à sa grand mère, Madame Quaye, Maxinquaye, qui reste pour moi son opus le plus fort de sa carrière. En troisième choix, à la position centrale de cette playlist, j'ai choisi Portishead. Comment passer à côté de la bande originaire de cette petite ville du Royaumme-Uni, portant le même nom que le groupe? Geoff Barrow, maître des platines et Beth Gibbons à la voix fragile et puissante sont les deux véritables atouts du groupe. Déprimant certes l'album Dummy n'en reste pas moins un album légendaire dont certains connaissent le tube qu'est Glory Box (Give me a reason to love youuuuuuuuuuuuuu). Vient ensuite Nothing Else. Hé oui à l'écoute de ce sublime morceau on peut se poser effectivement la question dont nous avons ici la réponse: Rien d'autre en français. Archive, le groupe multiforme qui remanie sa composition au fil des albums nous livre ici, à l'occasion du premier opus, un trip-hop extrêmement travaillé et intense. Servi ici accompagné d'une délicieuse voix qu'est celle de Roya Arab, soeur de Leila. Mêlant phrasés hip-hop de Rosco John sur certains morceaux (Skyscraper, So Few Words) et chants pseudo lyriques, Londinium est à écouter bien installé dans un fauteuil cuir en admirant un couché de soleil sur la ville (je sais je suis un poète). On termine cette sélection par Rise de Craig Armstrong dont j'ai parlé plus haut, avec un album digne d'une bande originale de film dramatique ou de tragédie romaine, The Space Betwen Us est peut être le récit d'une rupture. Né avec deux archets à la place des mains Craig nous emplit la tête de sons de cordes alternant entre graves et aigüs. A ne pas écouter dans le moments difficiles tout de même.
Allez on se retrouve bientôt pour un autre top 5 d'ici là, soyez vigilant!